Assurer le Contrôle des Fréquences pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 : Télécom SudParis partenaire de l’ANFR
Source(s): Télécom SudParis
Pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le contrôle des fréquences radioélectriques est un défi. Particulièrement à Paris, avec 15 sites de compétition situés à moins de 5 kilomètres les uns des autres, le risque de brouillage des fréquences est important. Comment assurer le bon déroulement de cet événement majeur dans de telles […]
Pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, le contrôle des fréquences radioélectriques est un défi. Particulièrement à Paris, avec 15 sites de compétition situés à moins de 5 kilomètres les uns des autres, le risque de brouillage des fréquences est important. Comment assurer le bon déroulement de cet événement majeur dans de telles conditions ? C’est dans ce contexte que Télécom SudParis a proposé à l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) de former 70 élèves-ingénieurs au contrôle des fréquences, créant ainsi un partenariat prometteur pour contribuer à relever ce défi.
Source Télécom SudParis
L’enjeu des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024
L’Agence Nationale des Fréquences Radioélectriques (ANFR) est en charge de la planification, de la gestion et du contrôle de l’utilisation des fréquences électromagnétiques en France, et joue un rôle central dans l’usage qui pourra être fait des fréquences durant les Jeux. En temps habituel, l’ANFR dispose d’environ quatre-vingt contrôleurs du spectre, répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain et ultramarin, pour prévenir et remédier aux brouillages pour les utilisateurs du spectre tels que l’Aviation civile, Météo France ou encore les opérateurs de téléphonie mobile. Leur mission consiste alors à garantir le bon fonctionnement des fréquences radio nécessaires aux communications, par exemple entre la radio, les caméras et les équipes de réalisation.
Par conséquent, pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, qui se tiendront simultanément sur de multiples sites et sur des longues durées, l’ANFR aura besoin de multiplier le nombre de contrôleurs du spectre sur le terrain, en raison de l’utilisation massive de fréquences qui sera faite sur chaque site. L’ANFR a demandé et peut compter sur la collaboration de ses homologues étrangers pour combler presque la moitié de son besoin de forces additionnelles.
Pour garantir la réussite de cet événement, l’ANFR s’est également tournée vers des établissements d’enseignement supérieur et, ainsi, l’Agence et Télécom SudParis ont entrepris de former 70 élèves-ingénieurs au contrôle de spectre, en vue de stages de première année ou de deuxième année qui constitueront des expériences exceptionnelles.
Enzo Simonneau, élève-ingénieur en 2e année à Télécom SudParis, souligne l’ampleur du défi :
« Le public voudra regarder les jeux à la télévision, ce qui nécessitera une diffusion massive. Avec de si nombreuses compétitions simultanées dans un rayon de cinq kilomètres, la demande de fréquences pour l’organisation et la captation des épreuves au plus près sera considérable. Pour qu’au final le résultat soit de qualité, il faudra donc éviter les interférences. »
Une collaboration initiée lors des projets GATE
Il y a un an, l’ANFR a proposé à Télécom SudParis de développer une formation pilote visant à former des élèves ingénieurs au contrôle du spectre, pour vérifier que ceux-ci seraient en mesure de renforcer ses équipes sur les différents sites des Jeux olympiques.
Ainsi, à la rentrée scolaire 2022, neuf élèves ingénieurs en 1ere année à Télécom SudParis se sont lancés dans la co-construction de cette formation, dans le cadre des projets pédagogiques GATE (Gestion et Apprentissage du Travail en Équipe). Lors de ce projet long, les étudiants ont dû définir le besoin de formation, le programme de formation et le planning, avec l’objectif d’étendre ce programme à un plus grand nombre d’élèves ingénieurs pour l’année 2023-2024.
Les enseignants-chercheurs et l’équipe d’élèves ont adapté la formation en fonction du programme pédagogique existant au sein de l’école, en s’assurant que le cahier des charges ainsi proposé réponde aux besoins de l’ANFR.
La formation au contrôle du spectre comporte ainsi quatre étapes
- Une formation théorique dispensée par Télécom SudParis, incluant l’étude des fréquences et des hyperfréquences, cours généralement dispensés dans notre VAP (Voie d’approfondissement) de 3e année « Systèmes Embarqués« .
- Une formation complémentaire, réalisée par l’ANFR, appliquée à son contexte spécifique.
- Une formation pratique dispensée par les agents de contrôle assermentés de l’ANFR qui initie les élèves à l’utilisation des moyens de mesure
- Et enfin, la dernière étape se déroule sur le terrain, lors d’un événement grandeur réelle.
Le 11 mai 2023, les élèves ingénieurs de Télécom SudParis et Télécom Paris ont participé à une « chasse au renard » afin de débusquer 20 brouilleurs disséminés sur le campus d’Évry par l’équipe d’étudiants du projet GATE « CERF ». L’occasion pour l’Agence nationale des fréquences de sensibiliser tous les élèves aux enjeux du contrôle de spectre en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
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