Equipe Sysfate : Un dispositif naturel pour soigner les plaies profondes
Source(s): Centre Hospitalier Sud Francilien
Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) et le CERITD sont respectivement coordinateur et promoteur en France d’un essai clinique inédit, évaluant l’efficacité d’un traitement à base d’écailles de poissons sur les plaies des patients diabétiques. Le CHSF : coordinateur d’un essai clinique inédit L’unité « pieds diabétiques » du CHSF expérimente un traitement non conventionnel. […]
Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) et le CERITD sont respectivement coordinateur et promoteur en France d’un essai clinique inédit, évaluant l’efficacité d’un traitement à base d’écailles de poissons sur les plaies des patients diabétiques.
Le CHSF : coordinateur d’un essai clinique inédit

L’unité « pieds diabétiques » du CHSF expérimente un traitement non conventionnel. Mis au point par la société KERECIS, ce dispositif a la particularité d’être composé d’écailles de poissons traitées à des fins thérapeutiques.
En France, plus de 200 patients diabétiques atteints de plaies profondes comme les ulcères du pied expérimenteront ce dispositif naturel dans 6 établissements, dont le CHSF. Depuis juillet dernier, une quarantaine de patients du CHSF ont accepté d’être soignés avec une matrice acellulaire (sans cellule organique) constituée à base d’écailles de poissons. Sa composition, riche en acides gras oméga-3, favorise et accélère la reconstitution des tissus. Ce dispositif représente une alternative à la greffe peu compatible avec les peaux très endommagées des patients diabétiques suivis pour complications.
L’unité « pied diabétique » du Dr Dardari au CHSF compte actuellement le plus grand nombre de patients inclus en France dans cette étude. Une quarantaine sont soignés avec la matrice issue de peau de poisson depuis juillet 2020.
Une recherche en synergie
Le CERITD, Centre d’étude et de recherche sur l’intensification du traitement du diabète, installé à Genopole, travaille sur les aspects médico-économiques de ce dispositif 100% naturel, susceptible de réduire la consommation d’antalgiques et d’antibiotiques, et compatible avec un suivi à domicile. L’étude vise en effet l’obtention du remboursement par l’Assurance Maladie, le dispositif ayant obtenu l’autorisation de commercialisation en Europe.
Rapprochant un laboratoire génopolitain et un service du CHSF, cette étude est une nouvelle illustration des synergies entre les membres d’ESSI.