I-Stem : 20 ans de recherche et d’innovation sur les cellules souches
Source(s): Genopole
Le 9 octobre 2025, l’i-STEM a célébré 20 ans de recherche sur les cellules souches pluripotentes humaines pour développer des traitements contre les maladies génétiques rares.
Le 9 octobre 2025, à PariSanté Campus, l’I-Stem (Inserm, Université Évry Paris-Saclay, AFM-Téléthon) a célébré 20 ans de recherche dédiée aux cellules souches pluripotentes humaines. Depuis sa fondation en 2005, l’institut poursuit un objectif clair : exploiter pleinement le potentiel de ces cellules pour développer des traitements contre les maladies génétiques rares.
Fondé en 2005 par Marc Peschanski, I-Stem (Institut des cellules Souches pour le Traitement et l’Étude des maladies Monogéniques) a été le premier institut français dédié à la recherche sur les cellules souches pluripotentes. En ouvrant un nouveau champ scientifique, il a joué un rôle clé dans l’élaboration des stratégies nationales et européennes en matière de cellules souches et de thérapie cellulaire. L’institut a également fortement contribué à l’évolution du cadre légal encadrant leur utilisation en recherche. Aujourd’hui, I-Stem demeure le plus grand laboratoire français dans ce domaine et l’un des leaders en Europe.
I-Stem rassemble une unité mixte de recherche de l’Inserm et de l’Université Évry Paris-Saclay (UMR 861), dirigée par Cécile Martinat, et le Centre d’étude des cellules souches (CECS), dirigé par Yann Guivarch.
I-Stem s’est concentré sur les cellules souches embryonnaires, puis a étendu ses travaux aux cellules iPS (induites à la pluripotence), à la suite de la découverte du professeur japonais Shinya Yamanaka de la possibilité de reprogrammer l’état souche à partir de cellules différenciées.
Le laboratoire explore trois voies de recherche
- Le développement de modèles cellulaires pathologiques, à partir de cellules souches issues de patients ou d’embryons atteints par des maladies génétiques. La modélisation cellulaire permet notamment d’étudier les mécanismes pathologiques.
- Le criblage à haut débit de composés pharmacologiques sur les modèles cellulaires développés, grâce à des plateformes technologiques de production cellulaire en masse et d’automatisation du criblage.
- La thérapie cellulaire, ou médecine régénératrice, pour les maladies dégénératives, par implantation de cellules cultivées et différenciées en laboratoire, obtenues à partir des cellules souches pluripotentes.
Des cellules magnétiques pour mieux concevoir, et comprendre des tissus musculaires humains : Des chercheurs du laboratoire i-STEM ont contribué à une technique d’ingénierie tissulaire permettant de bio-imprimer et d’étirer magnétiquement des tissus musculaires en 3D, ouvrant la voie à de nouveaux modèles pour tester des traitements.