IMT Starter : l’accompagnement gagnant
Source(s): Grand Paris Sud
Classé régulièrement parmi les 5 meilleurs incubateurs d’écoles en France, IMT Starter accompagne depuis 25 ans la création de start-up innovantes. Adossé à Télécom SudParis, IMT-BS et l’ensIIE, il contribue au dynamisme entrepreneurial du territoire. Pour ses 25 ans, son directeur, Sébastien Cauwet, a répondu aux questions de Grand Paris Sud.
Régulièrement placé dans le top 5 des incubateurs d’école français sur la base de l’indicateur « taux de survie » des entreprises créées, IMT Starter est l’incubateur des écoles Télécom SudParis, Institut Mines-Télécom Business School et ensIIE, situées à Évry-Courcouronnes. À l’occasion de ses 25 ans, célébrés en octobre dernier, Grand Paris Sud a rencontré son directeur, Sébastien Cauwet.
Comment présenter IMT Starter ?
C’est un incubateur d’entreprises innovantes, spécialisé dans le numérique et rattaché à 3 grandes écoles : Télécom SudParis, Institut Mines-Télécom Business School et ensIIE, qui partagent un même campus à Évry Courcouronnes, sur le territoire de Grand Paris Sud. Il s’agit d’un écosystème public, qui évolue dans le giron Mines-Télécom. Il fait partie de la première vague de création d’incubateurs en France. À l’époque, déjà, les étudiants créaient des entreprises, on peut citer Club-Internet, par exemple. Ça a fait partie des déclencheurs. Il y avait à la fois des possibilités et la volonté des directeurs de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat. Il se passait tellement de choses en ces temps de révolution numérique, que les potentiels étaient énormes.
Par ailleurs, notre ministère de tutelle, celui de l’économie, poussait aussi pour qu’il existe un soutien à la création d’entreprise. Et donc, dans la même année, IMT starter a vu le jour, ainsi que les premières formations à l’entrepreneuriat et le Challenge Projet d’Entreprendre. C’est un concours d’entrepreneuriat qui rassemble les étudiants des 3 écoles, qui travaillent ensemble à la création de startups. Chaque année, nous avons des étudiants issus de ce programme pédagogique qui poursuivent leur projet dans l’incubateur.
En ce moment, nous accompagnons ainsi 2 projets portés par des lauréats du challenge. Mais l’incubateur n’est pas adressé seulement aux étudiants. Il est complètement ouvert sur l’extérieur et, d’ailleurs, une grande majorité des startups que nous suivons sont exogènes au campus.

Les chiffres que vous mettez en avant sont assez impressionnants …
Plus de 300 startups sont en effet passées par l’incubateur. Parmi celles qui ont bien marché, nous pouvons citer Recommerce, créée par des étudiants lauréats du Challenge Projet d’Entreprendre. Parmi les leaders français du recyclage de téléphones mobiles, elle a été rachetée par Boulanger, brasse plusieurs millions d’euros et fait travailler beaucoup de personnes en situation de handicap.
Lemonway, spécialisée dans les systèmes de paiements, a également levé plusieurs dizaines de millions d’euros. De nouvelles entreprises florissantes voient le jour chaque année. Plus de 5000 emplois directs sont ainsi générés par des sociétés passées par l’incubateur et toujours actives.
Nous calculons le taux de survie des entreprises que nous avons accompagnées à 5 ans… et il oscille entre 70 et 75 % !
Comment expliquer ces performances ?
La constance et la qualité, d’abord. Nous sommes là depuis 26 ans. Et aussi parce que nous sommes rattachés à des grandes écoles sérieuses, avec une assise technologique pertinente. Nous sommes donc moins soumis à des aléas que d’autres acteurs.
Notre spécificité : nous essayons d’aider les startups sur les décisions stratégiques qu’ils doivent prendre. Comment ? En travaillant avec des entrepreneurs expérimentés, qui sont sous contrat avec nous. Ils sont sélectionnés pour être compétents, bienveillants, sympathiques et pertinents. Ainsi, chaque startup que l’on accompagne est suivie par un board d’experts qui la conseille pendant toute son année d’incubation. Au niveau stratégique, des partenariats, des levées de fonds, des embauches…
Vous collaborez également avec Grand Paris Sud…
L’Agglo nous soutient, notamment au niveau de notre concours Challenge Projet Entreprendre, qui génère chaque année des créations de startups, et nous accueillons aussi plusieurs de ses événements, tels que le Club des financeurs.
Comment avez-vous célébré vos 25 ans ?
En octobre, nous avons réuni la communauté de l’incubateur. Nos intervenants, les startups incubées, des anciens de l’incubateur, des salariés de nos écoles qui collaborent avec nous, des enseignants-chercheurs, des financeurs… Pendant une soirée, tout le monde était réuni en un seul lieu et très heureux de se retrouver. Il n’y avait pas d’autres objectifs que de se retrouver, pour marquer le coup.
Quelle est l’actualité de l’IMT Starter ?
Nous avons la chance d’évoluer dans les écosystèmes Mines Telecom, mais aussi dans celui de l’école Polytechnique de Paris. Alors, nous montons des programmes communs et transversaux, car il existe d’autres incubateurs dans ces écosystèmes. Nous montons des programmes croisés pour que les startups que nous accompagnons bénéficient de la force de ces réseaux. Programmes de financements, mise en visibilité…
Nous serons à VivaTech du 17 au 20 juin, où nous aurons des stands IMT et Institut polytechnique de Paris. Nous enverrons des startups sur les deux pour bénéficier d’un impact plus large. Nous serons aussi le 2 juin à Spring-Saclay et, plus près de nous, le 24 mars à Techinnov, au Parc floral de Paris.
Par ailleurs, nous continuons d’améliorer et d’adapter les programmes de formation pour pouvoir générer des startups et convaincre les étudiants qu’il est possible de créer des entreprises. Par exemple, actuellement, une grosse douzaine d’étudiants en fin d’études ont choisi de travailler sur leur projet de startup au sein de l’incubateur, plutôt que d’effectuer un stage en entreprises. Nous menons un travail constant de formation à l’entrepreneuriat et nous collaborons avec de grands groupes qui nous aident à détecter des startups.
Vous préparez aussi une nouvelle édition du Trophée Start-Up Numérique…
Nous organisons ce concours chaque année et si des porteurs de projets de Grand Paris Sud souhaitent concourir, ils sont les bienvenus. Ils ont jusqu’à fin mars pour déposer un dossier sur la plateforme en ligne. Les lauréats intégreront l’incubateur.

Propos recueillis par Grand Paris Sud