La bio-informatique au service de Tara Océans
Source(s): Université Évry Paris-Saclay
Une équipe du laboratoire de Génomique métabolique de l’Université d’Évry a créé une méthode bio-informatique d’analyse génomique environnementale.
Cette méthode permet de repérer les espèces et associations d’espèces au sein d’un échantillon. Appliquée aux données de l’expédition Tara Oceans, elle ouvre l’accès aux fonctions biologiques et au rôle écologique des espèces eucaryotes de plancton océanique.
La métagénomique permet d’étudier, de manière globale et en une seule fois, l’ADN de tous les micro-organismes présents dans un milieu comme l’eau, le sol ou encore notre corps.
Utilisée par l’expédition Tara Oceans, elle a permis de découvrir l’univers complexe du plancton, en analysant de manière globale les organismes présents dans chaque échantillon d’eau de mer. La métagénomique a ainsi révélé la richesse du monde planctonique et des millions de gènes dont on découvre progressivement les fonctions.
Vers une meilleure compréhension des interactions océan – atmosphère – climat
Les chercheurs du laboratoire Génomique Métabolique ont découvert des organismes, notamment des microalgues qui produisent une enzyme clé du cycle du soufre. D’autres interactions océan – atmosphère – climat seront bientôt explorées.
Une symbiose entre une cyanobactérie fixatrice d’azote et une algue unicellulaire, pour laquelle il n’existait jusqu’à présent aucune donnée génomique, a également été révélée par la méthode.
Grâce à cette approche, une porte s’ouvre vers de nouvelles voies d’exploration des multiples données rapportées par le projet Tara Oceans.