La vulgarisation scientifique dans les médias numériques : un meilleur engagement du public?

Science pour tous

Alyssa Keita, à l’issue de sa formation réalisée en alternance à ESSI, nous partage le travail de son mémoire de fin d’études consacré à la vulgarisation scientifique dans les médias numériques. Elle y explore l’évolution de la vulgarisation scientifique à travers les médias numériques et l’impact de ces outils sur l’engagement du public.

Alyssa KEITA, apprentie chargée de communication au sein d’Évry-Sénart Sciences et Innovation (ESSI) sur la période 2023-2024, nous partage le travail de son mémoire de fin d’études, réalisé dans le cadre de la Licence Pro Métiers de la Communication : Chargé de Communication Institutionnelle Corporate réalisée à l’Université Évry Paris-Saclay en partenariat avec le CFA-EVE. À travers cette étude, Alyssa explore « La vulgarisation scientifique dans les médias numériques : Un meilleur engagement du public ?« , apportant une réflexion approfondie sur les enjeux et les solutions possibles dans ce domaine.

La vulgarisation scientifique dans les médias numériques : Un meilleur engagement du public ?

Selon une étude du Crédoc réalisée en 2013, 93 % de la population exprime un désir d’approfondir ses connaissances scientifiques. En parallèle, entre 2006 et 2016, le nombre d’étudiants en formation scientifique a augmenté de 23 % en France. 

Mais d’où vient cette montée en flèche de l’intérêt pour la science, et comment la vulgarisation scientifique a-t-elle évolué au fil des années ? Dans son mémoire, Alyssa Keita examine précisément comment les médias numériques, tels que les blogs, podcasts, webinaires, et réseaux sociaux, ont transformé la manière dont les connaissances scientifiques sont diffusées.

La vulgarisation scientifique, définie comme l’adaptation de concepts complexes pour les rendre accessibles à un large public, a d’abord été dominée par les médias traditionnels : presse, radio, et télévision. Aujourd’hui, ce sont les nouveaux médias numériques, tel que les réseaux sociaux, qui prennent le relais, créant un lien direct avec le public grâce à l’immédiateté et à l’interactivité.

Un exemple de réussite : Le Boson de Higgs et l’impact des webinaires

Dans son mémoire, Alyssa cite un exemple emblématique : la communication autour de la découverte du Boson de Higgs par le CERN en 2012. Ce webinaire a permis de rendre accessible cette avancée scientifique majeure à des millions de personnes à travers le globe. Le format numérique a non seulement sensibilisé un large public, mais il a aussi ouvert une discussion entre scientifiques et citoyens, générant un engagement sans précédent. C’est grâce à l’usage de ces nouveaux médias que des institutions comme le CERN ont pu toucher un public beaucoup plus vaste qu’à travers les canaux traditionnels.

Défis et recommandations : éviter la simplification excessive et la désinformation

Malgré ces avancées, il faut également mettre en lumière les défis que posent les médias numériques. La simplification excessive, souvent nécessaire pour rendre les concepts scientifiques plus accessibles, peut parfois conduire à une perte de nuance ou à la diffusion d’informations incorrectes. De plus, la désinformation scientifique, exacerbée par la montée des “fake news”, constitue un obstacle majeur à la transmission de savoirs fiables.

Pour relever ces défis, Alyssa propose des pistes d’amélioration. Elle insiste sur l’importance de la collaboration entre journalistes et scientifiques pour garantir une rigueur dans la vulgarisation, tout en maintenant un langage accessible. L’objectif est de trouver un équilibre entre simplicité et précision.

Vers une vulgarisation plus engageante et inclusive

L’ère numérique offre également de nouvelles opportunités pour toucher des publics plus jeunes. Alyssa Keita recommande de renforcer les liens avec cette nouvelle génération en utilisant des formats plus visuels et interactifs, comme TikTok ou les vidéos YouTube courtes, afin de capter leur attention et de stimuler leur curiosité. Elle suggère aussi d’inclure davantage de projets éducatifs et d’ateliers interactifs pour les enfants, dans le but de développer leur intérêt pour la science dès leur plus jeune âge.

Nous tenons à remercier chaleureusement Alyssa Keita pour son investissement tout au long de son année d’alternance au sein de ESSI. Sa rigueur, son engagement et sa motivation ont été des atouts précieux pour notre équipe. Nous avons été ravis de l’accompagner dans son parcours, et nous lui souhaitons le meilleur pour la suite de ses projets professionnels.