MicrOART, projet du LAMBE porté par Clément Campillo, est lauréat 2020 du Programme d’Innovation Biomédicale
Le projet de Clément Campillo, enseignant-chercheur au Laboratoire Analyse, Modélisation, Matériaux pour la Biologie et l’Environnement (LAMBE) est l’un des 3 lauréats 2020 du Programme d’Innovation Biomédicale soutenu par la Fondation Bettencourt Schueller.
Chercheur : un métier passion pour Clément Campillo

Clément Campillo est Maître de Conférences à l’Université d’Évry depuis 2013. Il travaille au Laboratoire Analyse et Modélisation pour la Biologie et l’Environnement (LAMBE) et vient d’être nommé membre junior de l’Institut Universitaire de France (IUF) à compter du 1er octobre et pour 5 ans. Cette distinction récompense la qualité du programme de recherche mené, son caractère innovant, interdisciplinaire et international ainsi que les responsabilités endossées par le chercheur.
Clément Campillo enseigne à l’interface physique-biologie sur la physique des objets biologiques.
Un environnement bienveillant et enrichissant
À l’Université d’Évry et au LAMBE, Clément a trouvé un environnement interdisciplinaire, lui permettant de développer ses activités, notamment grâce aux financements de la recherche, en interne comme en externe. Et le territoire bénéficie d’un écosystème particulièrement riche qui permet de développer des collaborations fructueuses.
Clément Campillo s’estime lui-même chanceux et reconnaissant de pouvoir exercer sa profession au sein du LAMBE et sur le territoire évryen qui est particulièrement bienveillant envers les chercheurs.
Fort de ses rencontres il développe des collaborations étroites avec le Collège de France notamment, avec lesquels il travaille sur les ovocytes de souris.
De la recherche fondamentale à son application en médecine
Aujourd’hui, après 10 ans, ces recherches mènent à des développements technologiques qui pourraient déboucher sur des applications pour la médecine reproductive.
La formation des ovocytes (cellules sexuelles femelles) présente de manière normale un taux d’erreur important, pouvant aboutir à des anomalies chromosomiques telles que les trisomies ou provoquer des fausses-couches.
Ce taux d’erreur augmente avec l’âge, constituant un problème de santé majeur dans nos sociétés où l’âge moyen des femmes à leur première grossesse augmente.
Le but du projet MicrOART qui a obtenu une subvention du Programme d’Innovation Biomédicale, est de développer des tests mécaniques rapides basés sur des constrictions microfluidiques afin de mesurer les propriétés mécaniques des ovocytes.
En collaboration avec Elsa Labrune (Université Claude Bernard Lyon 1), spécialiste d’aide médicale à la procréation, l’équipe de chercheurs souhaite adapter cette approche (observée chez la souris) à l’humain et développer une méthode de sélection des ovocytes qui pourra être utilisée dans un contexte médical.
Grâce à ce financement, une ingénieure de recherche rejoindra le LAMBE et réalisera des mesures mécaniques sur les ovocytes avec le Microscope à Force Atomique installé au laboratoire. Ces mesures serviront ensuite à mettre au point un système microfluidique, plus adapté à un transfert technologique en milieu médical.