Portrait : Antoine Allard, prix de thèse C’Nano 2020
Source(s): Université Évry Paris-Saclay
Découvrez le portrait d’Antoine Allard qui a remporté le prix de la thèse C’Nano 2020 dans la catégorie « Recherche Interdisciplinaire ». Antoine a réalisé sa thèse au Laboratoire Analyse et Modélisation pour la Biologie & l’Environnement (LAMBE) de l’Université d’Evry. A la suite d’une classe préparatoire en Physique Chimie et d’une formation à l’ENS […]
Découvrez le portrait d’Antoine Allard qui a remporté le prix de la thèse C’Nano 2020 dans la catégorie « Recherche Interdisciplinaire ». Antoine a réalisé sa thèse au Laboratoire Analyse et Modélisation pour la Biologie & l’Environnement (LAMBE) de l’Université d’Evry.
A la suite d’une classe préparatoire en Physique Chimie et d’une formation à l’ENS Paris-Saclay, il arrive à l’Université d’Évry en 2016 pour débuter sa thèse avec Clément Campillo et Sid Labdi. Il y fait également la rencontre de Guillaume Lamour qui l’accompagnera notamment lors de ses recherches sur le microscope à force atomique.
Une thèse sur la mécanique du vivant
« Dans la vie quotidienne, si je veux déformer un objet, je peux appuyer ou tirer dessus, et donc appliquer une force. »
À l’intérieur de la cellule, c’est un peu la même chose. Il y a une protéine appelée « actine » (de l’anglais « to act », agir) qui agit pour développer des forces sur les parois de la cellule, ou de la membrane.
La thèse d’Antoine Allard porte alors sur l’identification de cette force que l’actine est capable d’appliquer: est-ce une force qui pousse, qui tire, qui fait les deux ou bien totalement autre chose ?
Cette force est appliquée naturellement par l’actine sur une géométrie que l’on retrouve fréquemment dans la cellule, à savoir des tubes cylindriques de membrane (qui mesurent 10 à 100 nm, soit 1000 fois plus fin qu’un cheveu). Dans le contexte cellulaire, l’actine est associée à ces tubes, sans que l’on sache quel est son rôle.
« Ce que nous avons montré, c’est que l’actine seule est capable de former des tubes (en les tirant ou en les poussant selon les conditions), de les rigidifier, de stabiliser leur géométrie, mais aussi de les tordre ! »
Un objectif : devenir enseignant-chercheur
Antoine Allard est aujourd’hui en postdoc au Royaume-Uni, dans l’équipe de recherche de Marco Polin à l’Université de Warwick. Il s’intéresse toujours à la génération de force par le vivant avec une approche à l’interface physique-biologie.
Après ce postdoc, il ambitionne de devenir enseignant-chercheur.