Quand l’écologie intégrale guide les formations d’ingénieur
Source(s): Icam Grand Paris Sud
L’Icam, grande école d’ingénieurs généralistes, s’est lancé dans une profonde refonte des programmes pédagogiques de ses parcours Intégré et Apprentissage, dans une démarche d’amélioration continue. Le nouveau “PEFI” (processus d’évolution des formations d’ingénieur), s’est ainsi fait avec un thème majeur pour fil rouge : l’écologie intégrale, qui est au cœur du plan stratégique de l’école. […]
L’Icam, grande école d’ingénieurs généralistes, s’est lancé dans une profonde refonte des programmes pédagogiques de ses parcours Intégré et Apprentissage, dans une démarche d’amélioration continue. Le nouveau “PEFI” (processus d’évolution des formations d’ingénieur), s’est ainsi fait avec un thème majeur pour fil rouge : l’écologie intégrale, qui est au cœur du plan stratégique de l’école.
L’écologie intégrale est une conception de l’écologie qui intègre les aspects environnementaux, économiques, sociaux, culturels et les aspects de la vie quotidienne. Très concerné par la question de l’écologie intégrale, l’Icam a mobilisé dès 2020 un groupe de travail sur le sujet, avec pour mission d’accompagner la refonte du programme de formation (PEFI). Ainsi que l’explique Séverine Catry, directrice des études à l’Icam site de Grand Paris Sud, “le but du PEFI est vraiment de renforcer le sens de l’ensemble des études, en pensant les parcours Intégré et Apprentissage dans leur intégralité, ce que nous appelons une “approche programme”. C’est un ensemble cohérent, sur cinq ans, qui mène au diplôme d’ingénieur.”
Se former à la transition
L’équipe menée par Guy Samson, de l’Icam site de Vendée, a travaillé d’arrache-pied entre septembre 2020 et juillet 2021. “Il nous est apparu, très vite, un point de blocage majeur : nous constations que chacun d’entre nous avait sa propre vision du sujet et cristallisait sur un point d’entrée particulier. Pour nous donner un socle de réflexion plus large et mieux partagé, nous avons pris la décision de nous former nous-mêmes, en suivant les enseignements du Campus de la Transition. C’est un endroit d’excellence, avec un comité scientifique de très haut niveau, qui forme les jeunes à la sortie de leurs études sur ces questions de transition écologique et qui a d’ailleurs écrit le “Manuel de la Grande Transition”, à disposition des écoles du supérieur pour les aider à intégrer cela à leurs programmes d’études.” Le groupe a également suivi de près les travaux du think tank “The Shift Project”.
Un guide complet pour les programmes
Le groupe de travail est parvenu à extraire un modus operandi, année par année, dans chaque domaine d’enseignement, en proposant comment inclure davantage l’écologie intégrale, avec plus ou moins de détails, pour laisser aussi la liberté d’agir aux enseignants. “C’est un outil incroyable et très concret, avoue Séverine Catry, qui nous a complètement guidés dans la phase d’élaboration des programmes des études.” Le PEFI densifie ainsi les cours existants, et en crée de nouveaux, “Géopolitique” et “Sciences du Vivant”, qui s’inscrivent totalement dans l’écologie intégrale. D’autres nouveautés ponctuent les programmes, comme les sessions “Du temps pour soi”, sur un ou deux jours en continu, pour les élèves du Parcours Apprentissage. En somme, l’écologie intégrale infuse l’ensemble des enseignements de l’Icam, en lien fort avec les valeurs de l’école.