Quatre laboratoires de Genopole au pilotage du PEPR Biothérapies et de trois de ses projets prioritaires
Source(s): Genopole
Lancé en décembre 2023 dans le cadre du plan France 2030, le programme national d’envergure PEPR Biothérapies et Bioproduction est co-piloté par Cécile Martinat, directrice de l’unité Inserm UMR861 dans l’Institut des cellules souches I-Stem. Il vise l’objectif de placer la France en pointe dans le domaine clé des biomédicaments. Parmi les projets prioritaires retenus, […]
Lancé en décembre 2023 dans le cadre du plan France 2030, le programme national d’envergure PEPR Biothérapies et Bioproduction est co-piloté par Cécile Martinat, directrice de l’unité Inserm UMR861 dans l’Institut des cellules souches I-Stem. Il vise l’objectif de placer la France en pointe dans le domaine clé des biomédicaments. Parmi les projets prioritaires retenus, trois sont portés par les laboratoires génopolitains LGRK, ART-TG et Cithera, témoignant du soutien de leurs recherches et de la reconnaissance de leur expertise au niveau national.
Source Genopole
Le PEPR (Programme et équipement prioritaire de recherche) Biothérapies et Bioproduction de Thérapies Innovantes (BBTI) fait partie de la stratégie d’accélération du plan Innovation Santé 2030 lancé par le Gouvernement, avec le numérique en santé et les maladies infectieuses émergentes. L’objectif est de relever les défis scientifiques et technologiques du domaine des biomédicaments, stratégique en santé. Financé par France 2030 et l’ANR (Agence nationale de la recherche), piloté scientifiquement par l’Inserm et le CEA, ce programme est doté de 80 millions sur 7 ans pour mobiliser et structurer la communauté scientifique des biomédicaments et biothérapies, accélérer la recherche et les développements technologiques, et faciliter leur transfert vers les filières industrielles et les acteurs de la santé. L’objectif à terme pour la France est de forger son leadership pour la recherche et l’innovation en santé.
Cécile Martinat, directrice de l’unité Inserm UMR861 au sein de l’Institut des cellules souches I-Stem à Genopole (Inserm/Université d’Évry Paris-Saclay), et coordinatrice scientifique du PEPR BBTI avec Christophe Junot, directeur du département Médicaments et technologies pour la santé (DMTS/ CEA) :
« En abordant de nouveaux enjeux scientifiques dans les domaines des biothérapies et de la bioproduction, le PEPR BBTI a pour ambition de fédérer et structurer des communautés de recherche académique pour faire émerger des technologies de rupture. Son but est de mettre en avant l’excellence de la recherche académique française au niveau international et de contribuer à l’émergence de nouvelles filières. »
Le PEPR Biothérapies et Bioproduction se concentrera sur quatre axes : les thérapies cellulaires, les thérapies géniques, l’ingénierie des biothérapies et le domaine émergent des vésicules extracellulaires. Les projets financés seront sélectionnés lors d’appels à projets (AAP) et appels à manifestation (AMI) ouverts à la communauté scientifique.
Pour lancer rapidement les actions sur les quatre axes stratégiques, 48 M€ ont déjà été engagés autour de 12 projets ciblés, sélectionnés comme prioritaires. Parmi eux, trois sont portés par des directeurs de laboratoires génopolitains :
« Bioengineered Skin France »
Coordonné par Nicolas Fortunel, directeur de recherche CEA, chef du Laboratoire de génomique et radiobiologie de la kératinopoïèse (LGRK, CEA / Inserm), impliquant de nombreux laboratoires, sur l’axe Thérapies cellulaires.
Le programme a pour objet la conception de substituts de peau de nouvelle génération pour la régénération cutanée. Les apports visés concernent l’amélioration de la capacité régénératrice des greffons de peau, notamment par une action sur leur contenu en cellules souches, ainsi qu’un moyen de diminuer le rejet de greffe, qui permettra d’élargir le champ d’utilisations des greffons générés à partir de banques de cellules non autologues. Ces apports permettront une fiabilisation et une montée en échelle de la bioproduction des greffons de peau issus de culture.
Nicolas Fortunel, chef du LGRK et coordinateur de Bioengineered Skin-France précise :
« La greffe de substituts de peau issus de culture est un modèle pionnier de thérapie cellulaire, dont les principes fondateurs ont été établis il y a plus de trois décennies. Les compétences très complémentaires mises en présence pour mener à bien Bioengineered Skin-France, positionnées de la recherche amont jusqu’à l’application clinique, fournissent un contexte particulièrement favorable duquel nous ambitionnons de voir émerger des apports majeurs pour le domaine des greffes de peau. »
>> Plus d’informations sur Bioengineered Skin France
« THERA-B »
Coordonné par Anne Galy, directrice de l’Accélérateur de recherche technologique en thérapie génomique (ART-TG, Inserm) sur l’axe thérapies géniques.
Le projet a l’ambition d’établir une expertise hautement compétitive en immunothérapie cellulaire basée sur l’ingénierie des lymphocytes B, les cellules qui produisent les anticorps. Les applications possibles des découvertes issues de THERA-B incluent le traitement du cancer, de maladies infectieuses ou de pathologies inflammatoires ou auto-immunes.
Anne Galy, directrice de l’ART-TG et coordinatrice de THERA-B raconte :
« L’approche multidisciplinaire du réseau d’experts de THERA-B, en couvrant d’emblée l’ensemble de la chaîne de R&D, est une formidable opportunité pour accélérer le développement des immunothérapies innovantes à base de cellules B jusqu’au stade préclinique. Ainsi nous espérons par exemple, pouvoir amplifier les effets d’une vaccination contre les infections à VIH. »
>> Plus d’informations sur THERA-B
« IPSC-France »
Coordonné par le Professeur Annelise Bennaceur Griscelli, directrice de CiTHERA, Centre d’innovation de Thérapie Cellulaire de l’infrastructure nationale INGESTEM (Université Paris-Saclay, Inserm) sur l’axe thérapies cellulaires.
Le projet développe des stratégies pour produire des lignées de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) hypo-immunogènes, réduisant les réactions immunitaires potentielles contre le non-soi et d’étudier les déterminants immunogènes des cellules iPSC et cellules différenciées. Il est mené à des fins thérapeutiques, en immuno-oncologie dans le cancer du poumon et en neurologie dans la maladie de Huntington. Ces deux modèles thérapeutiques conduiront à la mise en place d’études précliniques afin de préparer la prochaine étape des essais cliniques de phase I/IIa.
Annelise Bennaceur Griscelli, directrice de CiTHERA et coordinatrice d’IPSC-France rajoute :
« IPSC-France rassemble des experts en biothérapies cellulaires utilisant les cellules souches iPSC et les ARNm pour développer des thérapies cellulaires allogéniques dans le cancer et les pathologies neurodégénératives. La génération de nouvelles cellules iPSC universelles dans les salles blanches pharmaceutiques de CiTHERA nous permettra de développer des produits thérapeutiques prêts à l’emploi et compatibles avec un nombre important de patients et pour de multiples programmes cliniques. »
>> Plus d’informations sur IPSC-France
En conclusion
Les thérapies innovantes et leur bioproduction sont un des deux axes stratégiques de Genopole et de notre territoire.
Le choix dans le PEPR de ces acteurs génopolitains pour piloter le programme, diriger des projets prioritaires et coordonner les consortiums associés témoigne non seulement du soutien fort de ces thématiques de R&D au niveau national, mais également de la reconnaissance de l’expertise de ces laboratoires et de leurs équipes.
Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de Genopole