Reine-Dominique Ntone Siké : rencontre avec une alumni de l’Université d’Évry ingénieure à la NASA
Source(s): Université Évry Paris-Saclay
À seulement 29 ans, Reine-Dominique est devenue la première femme scientifique camerounaise à intégrer l’une des plus grandes organisations au monde : la NASA. De son enfance au Cameroun à son job à la NASA en passant par ses études à l’Université d’Évry, découvrez son parcours, ses combats et ses projets. Du Cameroun à l’Université […]
À seulement 29 ans, Reine-Dominique est devenue la première femme scientifique camerounaise à intégrer l’une des plus grandes organisations au monde : la NASA. De son enfance au Cameroun à son job à la NASA en passant par ses études à l’Université d’Évry, découvrez son parcours, ses combats et ses projets.
Du Cameroun à l’Université d’Évry
Après avoir obtenu son bac en 2010, elle réalise ses deux premières années de licence en science de l’ingénieur à l’Université Catholique de Lille avant de se spécialiser à l’Université d’Évry en aéronautique et espace jusqu’à son Master 1. Elle s’envole par la suite aux États-Unis et obtient son Master 2 dans le même domaine.
Sa spécialisation à l’Université d’Évry lui a permis de matérialiser son rêve. En effet, c’est durant cette licence qu’elle gagne en connaissances et en expériences dans le domaine de l’aéronautique et spatial. Appliquée et ambitieuse, elle a travaillé dur pour atteindre ses objectifs scolaires avec le soutien du corps professoral.
Une femme dans un univers majoritairement masculin
La féminisation dans les filières scientifiques et techniques demeure encore aujourd’hui très basse. Reine, elle, s’intéresse à l’espace depuis ses 9 ans.
« Il faut un temps pour tout, il y a quelques années les femmes n’avaient pas le droit de voter. Je pense qu’il faut prendre le temps d’apprécier ce que nous avons et je crois qu’aujourd’hui mon rôle est d’attirer et de maintenir les jeunes filles dans le secteur scientifique. »
Lorsqu’elle a intégré la NASA, Reine a eu l’occasion de rencontrer des femmes africaines-américaines qui l’ont grandement encouragée à poursuivre dans cette voie. À son tour désormais de conseiller les futures femmes scientifiques.
« Si une jeune fille hésite parce qu’elle n’est pas sûre de ce qu’elle veut faire, c’est parfaitement légitime il faut des expériences pour savoir ce que nous voulons faire. Cependant, si elle hésite, parce que c’est difficile, ou de peur d’être la seule fille de la classe par exemple, je l’encourage à prendre son courage à deux mains et à le faire »
« Au sein du bâtiment dans lequel je travaille à la NASA, je suis la seule femme de couleur. Ça touche vraiment de se dire que l’on peut y arriver même si on fait partie de la minorité. »
La NASA, un rêve devenu réalité
Ce rêve a commencé à devenir réalité lors de ses années à l’Université d’Évry. Reine se rendait régulièrement à des conférences en lien avec sa passion pour l’espace. Ce fut l’occasion pour elle de se créer un réseau et de provoquer le destin en rencontrant des managers de la NASA.
« Lorsque je travaillais sur mon projet de Master, une collaboration est née. Nous avions déjà des programmes en commun et le reste s’est fait naturellement. Aujourd’hui, cela fait quatre ans que je travaille à la NASA of Silicon Valley. »
Reine intègre la NASA six mois avant l’obtention de son diplôme, d’abord à temps partiel puis à temps plein dès sa sortie d’études. Elle a alors été embauchée dans le cadre du projet de satellite TechEdSat-10, un projet récompensé en tant que meilleur satellite de l’année, une grande fierté pour Reine.
« Cela a été l’un des meilleurs moments de ma vie, car c’est la reconnaissance de plusieurs années d’investissement »
Viser plus haut que la NASA, c’est possible ? La jeune femme adore relever de nouveaux challenges. Une fois sa mission achevée à la NASA, elle souhaiterait se tourner vers l’industrie privée.
« Il faut que je m’associe à une vision qui a tout à prouver, pour faire partie d’une autre histoire déterminante de l’espace. La NASA c’est un très bon début mais ce n’est certainement pas la fin… »
Retrouvez l’intégralité de l’article sur le site de l’Université d’Évry