Shana Dupin, étudiante Icam, trace sa voie à l’international
Source(s): Icam Grand Paris Sud
Après avoir validé sa 2ème année en prépa scientifique à l’Icam site de Grand Paris Sud, Shana Dupin, 21 ans, effectue une année de césure aux États-Unis, à l’Université de Détroit Mercy, où elle conjugue études et pratique de l’escrime à haute intensité. Une année également placée sous le signe de l’interculturalité.
Une ouverture aux autres et au monde comme moteur
« J’aime être tout le temps occupée ! », confie Shana. Voyager est l’une de ses passions. « Je remercie mes parents de me l’avoir communiquée ! C’est tellement enrichissant de voyager, de s’ouvrir à autre chose, à d’autres cultures ». A 14 ans, elle n’hésite d’ailleurs pas à partir seule, durant trois mois, au Pérou « sans parler la langue » précise-t-elle, après que son collège ait reçu des correspondants péruviens. Elle garde aujourd’hui encore des contacts.
C’est tellement enrichissant de voyager, de s’ouvrir à autre chose, à d’autres cultures.
L’ouverture aux autres l’anime. « Je le retrouve également dans le sport », explique-t-elle.
Shana Dupin pratique l’escrime, sa seconde passion, depuis l’âge de cinq ans, une discipline qui l’a menée aux quatre coins de la France, et même au-delà. À 15 ans, elle fait ses débuts en compétition internationale de fleuret en Pologne, la même année où elle rejoint le Centre régional fédéral d’entraînement et de détection de Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux, loin de sa Bretagne natale.
De l’Icam à Détroit, de multiples opportunités
Trois ans plus tard, après une année en prépa classique, Shana rejoint l’Icam site de Grand Paris Sud, ce qui lui permet de poursuivre l’escrime à haut niveau, au Cercle d’escrime Melun Val de Seine.
« Je le pratique 5 à 6 heures par semaine, sans les compétitions. Je bénéficie d’aménagements à l’Icam pour pouvoir m’entraîner le soir et partir en compétition le week-end, parfois très loin », ajoute l’étudiante.
Un rythme qui lui demande discipline et organisation, voire de l’abnégation, mais elle y trouve son équilibre et performe même : classée à un niveau international, elle a terminé cet été 5e des Championnats de France, 2e division.
Le plus à l’Icam, c’est sans conteste pour Shana la dimension internationale de l’école, « avec les possibilités d’échanges (NDLR : l’Icam a un réseau de 150 partenaires universitaires sur tous les continents), ou encore de doubles diplômes ».
L’an passé, elle réalise ainsi un second semestre d’échange à l’Université de Détroit Mercy, avec notamment l’objectif d’améliorer son anglais, toujours en poursuivant l’escrime.
« Je suis arrivée le 02 janvier, et j’ai commencé les entraînements le 07 janvier. 15 jours après, le coach m’a proposé, vu mon niveau, de revenir à la rentrée, en m’offrant une bourse, afin de continuer de progresser. J’ai pu transformer ce semestre en une année de césure, ce qui est une vraie chance car il y a peu de places ». Une belle opportunité aussi de vivre une expérience humaine enrichissante et interculturelle : « le sport me permet de nouer des liens très forts et beaucoup d’amis sont originaires de pays hispanophones. Ma colocataire et amie vient par exemple de Porto Rico ! ».
Se donner les moyens de réussir
Depuis quelques semaines, et pour toute l’année, le programme de Shana est millimétré : 18 heures de cours répartis sur deux jours, avec trois fois par semaine de 7h à 9h, entraînement d’escrime et de 10h à 11h, entraînement de musculation-cardio. Autre temps important : les leçons individuelles avec le coach d’une trentaine de minutes, une à deux fois par semaine, pour répéter les actions utilisées en match.
« Tout est vraiment fait pour nous donner les moyens de progresser et de percer. Nous avons tout un staff avec des coachs sportifs, mentaux, des kinés, etc. et un centre de rééducation pour prévenir les blessures ou se soigner », souligne Shana. Représentant l’université, elle aura aussi plusieurs compétitions, de janvier à mars, « tous les week-ends, à travers de nombreux États ! ».
Son ambition est double : obtenir, fin avril, son Bachelor américain, le graduate, et se qualifier pour les Championnats universitaires NCAA (National Collegiate Athletic Association) d’escrime. 500 tireuses sont engagées dans les différentes universités, mais seulement 24 sont qualifiées par arme (sabre, fleuret et épée).
Shana ne se met aucune limite et sait où elle veut aller. « Pourquoi pas faire partie du top 10 des Françaises, et tirer à l’international contre les meilleures. Le graal serait les Jeux Olympiques… Je sais cependant que l’escrime ne sera jamais mon plan A parce que je ne peux pas en vivre. Je ne veux donc pas négliger mes études, et je poursuivrai à l’Icam, avec toujours la volonté de parcourir le monde ».
La jeune femme se voit même ensuite travailler à l’international, sur des gros projets de 4-5 ans dans des pays différents, tout en gardant un pied sur la piste, fleuret à la main.